Home»publications»Boston Consulting Group met en avant le «Total Societal Impact»

Boston Consulting Group met en avant le «Total Societal Impact»

3
Shares
Pinterest Google+

Une des dernières études en date (25 octobre 2017) documentant l’intérêt des investisseurs pour la durabilité concerne cette notion de l’impact sociétal total. Et c’est BCG (Boston Consulting Group) qui vient de la rendre publique.

De quoi il s’agit-il au juste? D’abord le contexte. L’étude de BCG avance trois raisons derrière le changement global de posture en faveur de la durabilité. La première,suffisamment documentée, concerne la pression des parties prenantes. La deuxièmeraison, non moins connue, concerne le comportement des investisseurs. La troisième, en revanche, demeure souvent l’apanage des initiés : «des normes sont élaborées pour lesquelles les sujets environnementaux, sociaux et de gouvernance (communément appelés ESG) sont financièrement significatifs par industrie, et les données sur les performances des entreprises dans ces domaines deviennent plus disponibles et fiables».

L’étude n’est pas passée outre la corrélation entre ESG et performance financière et une enquête auprès de cinq industries a été réalisée: biens de consommation courante, produits biopharmaceutiques, pétrole et gaz, services bancaires et secteur technologique (logiciels…). En voici trois résultats lapidaires:

  1. La performance non financière (telle que captée par les mesures ESG) est statistiquement significative pour prédire les multiples de valorisation des entreprises dans toutes les industries analysées.
  2. Dans chaque secteur, les investisseurs ont récompensé les performances ESG avec des multiples de valorisation supérieurs de 3 à 19% (toutes choses égales par ailleurs) à ceux des acteurs «médians» sur ces sujets.
  3. Les entreprises les plus performantes sur certains sujets ESG affichaient des marges supérieures de 12,4 points (toutes choses égales par ailleurs) à celles des entreprises médianes sur ces sujets.

D’autres questions de fond ont été soulevées par l’étude de BCG, dont notamment celles-ci:

  • La chute du taux de mortalité des entreprises cache dans ses entailles un manque d’exploration des sujets liés au social, à l’environnement ou à la gouvernance. Les entreprises publiques, notent les auteurs de l’étude, ont une chance sur trois d’être « radiées » au cours des cinq prochaines années, que ce soit pour cause de faillite, de liquidation, de fusions et acquisitions ou pour d’autres raisons… C’est six fois le taux de mortalité des entreprises il y a 40 ans.
  • Ensuite, le sempiternel Reporting. «Les gestionnaires de placements comme nous, souligne BCG, encouragent les sociétés à fournir des rapports plus solides et cohérents sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance ».

Ce reporting Extra-Financier est aussi la meilleure manière pour démontrer une gestion réussie de l’Impact Sociétal Total, celui-ci pouvant se traduire, entre autre, par l’amélioration de la mesure du rendement pour les actionnaires grâce à des employés motivés, des clients loyaux et des parties prenantes plus confiantes.

Télécharger l’étude

Previous post

Le Pacte mondial exclut l’industrie du tabac et les armes controversées

Next post

ISO 19434 : Une nouvelle norme sur les accidents miniers

No Comment

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *