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Atténuation et adaptation au Maroc : 52 projets pour 50 milliards de DH

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La première conférence nationale sur les mécanismes de financement du changement climatique vient d’être tenue ce vendredi 7 juilelt avec le mot d’ordre suivant : l’urgence. «Je voudrais en premier lieu partager avec vous, l’urgence avec laquelle le Gouvernement a décidé de mettre en œuvre nos engagements inconditionnels et conditionnels en matière d’atténuation», a annoncé d’emblée Nezha El Ouafi, Secrétaire d’Etat chargée du Développement Durable.

Le mot de la ministre, pragmatique du reste, a cadré l’engagement du Maroc. «Nous avons tous noté à l’issue de l’Accord de Paris, le changement de paradigme auquel nous allions être collectivement et individuellement confrontés : qui est de passer d’une logique de négociations multilatérales à une logique de mise en œuvre nationale de l’INDC(1), avec un calendrier très ambitieux, puisque dès 2018 nous devrons commencer à démontrer les premiers résultats en matière de réduction de nos émissions de carbone et de la trajectoire d’atteinte des objectifs sur lesquels nous nous sommes engagés», précise Madame El Ouafi.

A rappeler que trois axes sont retenus pour la mise en place d’un d’un cadre institutionnel. Le premier concerne la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD). Acte inclusif, la SNDD a a associé l’ensemble des acteurs étatiques et non étatiques à sa préparation. La SNDD vient d’être adoptée, il y a quelques jours, par le Conseil des Ministres. Cela consitue, par ailleurs, le contenu de mise en œuvre de la NDC du Maroc, articulée autour de 52 projets pour la réalisation de l’effort d’atténuation et d’adaptation chiffré à 50 milliards de DH répondant à l’engagement du Maroc à l’Accord de Paris

Le 2ème Axe concerne la mise en place d’un cadre opérationnel. Le Maroc a créé le 4C (centre de compétence pour le changement climatique) auquel participent acteurs étatiques, entreprises, recherche, ONGs et collectivités locales. Instance centrale de coordination et de montée en compétences, le 4C représente, avec le Burundi, l’Afrique au sein de Comité de Paris sur le Renforcement des Capacités.

Le 3ème axe de travail pour la mise en œuvre de la NDC Maroc concerne la mise en place d’un cadre financier. Ce dernier point est fondamental car il est le moteur de la mise en œuvre et chacun doit y contribuer et prendre ses responsabilités.

Avec l’appui de la Banque Mondiale, les études de faisabilité pour la création d’un marché carbone au Maroc ont été lancés et les premiers résultats seront présentés à l’occasion de la COP23 à Bonn.

Les trois plans triennaux de l’INDC Maroc

Le programme quinquennal de mise en œuvre de l’NDC Maroc comprend trois plans triennaux.

D’abord, le plan triennal de renforcement des capacités visant à faire monter en compétences plus de 2000 acteurs sur la période 2017 – 2021. Ce plan organisera des sessions de formation dans les régions du Maroc sur trois grandes thématiques :
o L’atténuation
o L’adaptation
o La Finance climat

Ensuite, le Plan triennal d’assistance technique visera l’accompagnement des porteurs de projets dans le renforcement de la maturité technique, économique et financière des projets pour améliorer leur financement (la bancabilité).

Enfin, le nombre des projets qui pourraient bénéficier de ce support technique est estimé par les équipes à 300.


(1) INDC : Intended Nationally Determined Contributions, connu généralement par Contributions nationales

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