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GRI: Définir la matérialité de ses impacts devient le nouveau socle des rapports extra-financiers

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Si la matérialité était induite dans la G3.1 (Les informations figurant dans le rapport doivent comprendre les thèmes et indicateurs représentant les impacts économiques, environnementaux et sociaux significatifs de l’organisation ou susceptibles d’influer substantiellement sur les appréciations et décisions des parties prenantes), peu d’entreprises l’avait réellement prise en compte et démontrée au moyen d’une matrice de matérialité et finalement, structuré leur reporting sur ce socle. La matérialité devient explicitement avec la G4 le fer de lance des futurs rapports RSE. La matérialité telle que la G4 la définit est la prise en compte des impacts économiques, environnementaux et sociaux susceptibles d’influencer les évaluations et décisions des parties prenantes vis-à-vis de l’entreprise. Bonne nouvelle, ce pré-requis structurant a pour effet de placer désormais la Responsabilité Sociétale au cœur même des entreprises et par là-même, d’y impliquer encore davantage le top management, avec on l’imagine déjà la généralisation de la publication de KPI’s. Par ailleurs, cette nouvelle donne devrait conduire les entreprises à concentrer leur publication en évitant les dilutions qui amoindrissent le sens de leur reporting. En revanche, qui dit matérialité dit processus pour la définir de façon pertinente et dit également, réelle prise en compte de ses parties prenantes (au-delà des seules auto-évaluations)…pour précisément justifier la matérialité. A titre d’exemple, Leandro Machado, directeur commercial de Natura a précisé lors d’une conférence que sur 195 entreprises brésiliennes suivant les lignes directrices de la GRI (G3.1), seulement 50% d’entre elles avaient à ce jour mis en œuvre un processus de définition de matérialité et 25% avaient fixé des objectifs liés aux impacts définis…

Le guide de mise en œuvre G4 précise le processus à mettre en œuvre afin de déterminer sa matérialité.

On retiendra qu’il faudra dans un premier temps identifier les sujets pertinents illustrant les impacts de l’entreprise, puis dans un deuxième temps les hiérarchiser en définissant clairement un seuil de matérialité afin de déterminer les sujets qui seront à intégrer dans le reporting version G4. Dans un troisième temps, il conviendra de valider les sujets pris en compte, en s’assurant de leur équilibre et représentativité, de l’intégration des attentes des parties prenantes, le tout à faire valider par le top management de l’entreprise (la G4 invite les entreprises à préciser leur approche managériale – Disclosure of Management Approach). Le quatrième temps, la révision post publication s’inscrit pleinement dans une démarche d’amélioration continue.

 

Processus de matérialité

1 – IDENTIFICATION
2 – PRIORISATION
3 – VALIDATION
4 – REVISION

 

 

La G4 propose un contenu enrichi avec 10 nouveaux indicateurs RSE reposant sur de nouveaux volets qui raffinent davantage encore le contenu de la Responsabilité Sociétale des Entreprises et en a redéfini certains, notamment sur les risques fournisseurs.

Les niveaux d’application A, B,C disparaissent au profit de la mention « conformément aux lignes directrices G4 » avec désormais deux niveaux d’exigences : « core » pour les entreprises qui prennent en compte un minimum de critères d’informations et « comprehensive » pour celles qui prendront en compte l’ensemble des critères.

La supplychain est davantage prise en compte, de manière transversale, dans les différentes dimensions économiques, environnementales et sociales.

Enfin, on notera que les entreprises sont encouragées à faire vérifier – volontairement – leur reporting par une entreprise tierce indépendante.

En conclusion, cette nouvelle version de la GRI traduit la nécessaire évolution vers une prise compte plus affirmée et opérationnelle des enjeux du développement durable par les entreprises. Ces dernières sont invitées à produire les données quantitatives et informations qualitatives susceptibles de permettre à leurs parties prenantes de pouvoir évaluer leur performance globale, intégrant leur création de valeur et la maîtrise de leurs risques. Ainsi, performances financières et performances extra-financières doivent pouvoir être corrélées à l’instar des entreprises ayant d’ores et déjà opté pour la publication d’un rapport intégré.

Ce faisant, reporting amont et rapport aval sont appelés à s’adapter à la nouvelle donne instituée par la GRI.

  • Pour le reporting amont, la fiabilisation de la collecte des données afin de démontrer la pertinence de sa matérialité, de ses enjeux stratégiques et par là même de ses KPI ‘s devient incontournable.
  • Pour le rapport aval, l’enjeu pour les entreprises sera désormais de permettre à leurs parties prenantes d’accéder facilement aux informations tout en leur permettant d’engager le dialogue… ici et maintenant.

 

Source : http://www.tennaxia.com

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