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Intégration de critères RSE dans la rémunération variable des dirigeants et managers

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En 10 ans, le pourcentage d’entreprises engagées sur ce sujet est passé de 10 à 70%. Telle est la grande conclusion de l’étude réalisée par l’ORSE, en France, en partenariat avec PwC, en juin 2017.

L’intégration de la RSE au plus haut niveau de la pensée stratégique des entreprises se mesure de plus en plus par l’’engagement du dirigeant. La montée en puissance du critère RSE dans la rémunération variable des dirigeants en apporte un cadre structurant.

Ainsi, le nombre de sociétés du CAC 40 qui intègrent des critères RSE n’a cessé d’augmenter passant de 10% en 2006 à plus de 70% à fin 2015. Une propor- tion qui devrait encore s’accroître au cours des prochaines années puisque d’autres entreprises ont déjà fait part de leur volonté de mettre en place un tel dispositif dès 2016.

Cette nouvelle étude a également permis d’identifier trois enseignements majeurs :

1. Les entreprises ciblent en priorité le bonus annuel des dirigeants man- dataires sociaux,
2. Un outil managérial qui nécessite d’être ajusté aux besoins de chaque entreprise,
3. Des attentes des parties prenantes de plus en plus importantes en matière de transparence.

Bien qu’elle reste encore principalement focalisée sur les dirigeants mandataires sociaux (pour 83% des entreprises du CAC 40), la démarche s’élargit de plus en plus au bonus annuel d’autres populations comme les cadres dirigeants (52%) et les managers (41%).

En ancrant davantage la RSE dans les missions et prises de décisions de chaque personne concernée, l’intégration de critères RSE contribue ainsi au déploiement de la stratégie RSE à tous les niveaux de l’entreprise.

Enfin, la quote-part accordée aux critères RSE est le troisième para- mètre clé à prendre en compte lors de la conception du dispositif. Elle doit être suffisamment importante pour assurer la mobilisation des personnes concernées et permettre à l’entreprise de progresser et d’atteindre ses objectifs. Quelle que soit la population adressée, le poids accordé aux cri- tères RSE par les entreprises du CAC 40 dans leurs dispositifs varie généra- lement entre 10 et 30% (78% des entreprises).

Les informations recherchées par les parties prenantes portent en priorité sur :

  •  Le lien entre les critères RSE retenus et leur impact sur la stratégie économique de l’entreprise,
  • Les règles d’attribution de la partie variable annuelle et notamment le poids de chaque critère retenu,
  • Le niveau de performance attendu pour chaque critère et les moyens mis en œuvre pour en mesurer l’évolution,
  • Le niveau de performance atteint et le montant de la part variable octroyée sur la base de ces critères.

En réaction à ces attentes, on constate que des efforts importants ont été réalisés par les entreprises. Elles communiquent de manière plus transparente sur leurs enjeux maté- riels, sur les indicateurs de suivi utilisés et sur leurs performances. En particulier, l’ensemble des sociétés du CAC 40 indexant la rémunération variable court terme sur des critères RSE communiquent sur les critères qu’elles utilisent avec toutefois plus ou moins de précision selon les entre- prises et les populations adressées.

Néanmoins, il reste encore difficile d’apprécier la façon dont les critères sont appliqués par rapport à ce qui avait été prévu au cours de l’exercice. En particulier, seules 54% des entre- prises du CAC 40 communiquent sur la méthode et les indicateurs utilisés pour mesurer la performance et seules 13% des entreprises communiquent le niveau de performance attendu pour chaque critère.

Télécharger l’Etude

 

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