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La Lydec réinvente son modèle de développement durable

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Responsabilité : le mot est certainement l’un des plus ambigus du vocabulaire de la langue de Molière. A sa seule évocation, ce mot nous amène tantôt à baisser la tête, tantôt à éprouver un sursaut «citoyen».

Le colloque organisé par la Lydec le 26 octobre et portant sur la thématique de la gestion durable des ressources naturelles fait partie définitivement de cet élan de responsabilité où le dialogue constitue le socle de la performance.

C’est ce dialogue que la Lydec a, en effet, souhaité mettre en perspective en donnant la parole à un philosophe (Eric Orsena), une experte du développement durable, Helene Valade et directrice du développement durale du groupe Suez mais aussi et surtout, au Maire et au Wali du Grand Casablanca, Messieurs Omari et Safir ainsi qu’à la société civile à travers l’intrépide Mustapha Mellouk, Président de l’Association du Grand Casablanca – Carrières Centrales.

Il est juste de soulever que le mot de Helene Valade était d’une sémantique mais aussi d’une profondeur remarquable. «Il ne s’agit pas de croire qu’il s’agira d’un grand soir de la Ressource», nuance-t-elle, avant d’ajouter que «nous sommes à l’aune d’une révolution où nous passerons du prisme (Je produis, je consomme et je jette) à celui de réemployer les matières premières pour ne pas utiliser un vocable assez alambiqué de matière premières secondaires où les déchets des uns seront les ressources des autres». Helène Valade cite le cas des eaux de Médiouna comme exemple de l’économie circulaire.

La révolution de la ressource est le pendant d’une responsabilité pensée comme la réponse la plus juste à la notion de l’intérêt général compte tenu, justement, d’une raréfaction de la ressource qui ne dit pas son nom.

Thématique structurante, la gestion des ressources naturelles change de périmètre. Les instruments techniques prévalant dans sa gouvernance tendent à s’effacer au profit d’une gouvernance plurielle basée sur la synthèse des attentes des uns et des autres. Ne reposant plus sur des points de vue linaires où la force de négociation de l’un l’emporte sur l’autre, la synthèse est le résultat des négociations sur les enjeux Economiques, sociaux et de gouvernance.

Notre ambition est que ce débat puisse désormais être tracé dans le temps grâce à outils de reporting (comme le Global Reporting Initiative) qui confèrent des instruments de pilotage de ces négociations en les rendant justement publique. L’intérêt général passe par là. La Lydec a acté ce processus. Gageons que la Mairie et la Wilaya du Grand Casablanca en fassent de même.

Hassan Bouchachia
Expert en Reporting Extra-Financier et Community Leader de la GRI en Afrique Francophone

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