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L’âge de la transparence

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Il est clair que les rapports de durabilité sont là pour durer. A la date du 3 aout 2017, le nombre des rapports publiés sur la base GRI a dépassé les 42.634. Les entreprises recherchent continuellement de nouvelles façons d’améliorer les performances, de protéger leurs actifs, d’anticiper les risques de réputation et de gagner la confiance des actionnaires et des parties prenantes.

Cependant, les avantages des rapports de durabilité vont au-delà des aspects liés au risque financier, à l’opportunité de la performance selon les dimensions ESG ou encore le maintien d’une licence à opérer.

Car d’abord, dans un marché ouvert comme l’économie marocaine, ne pas adopter de reporting notamment pour les entreprises mondialisées c’est se priver d’une opportunité de traiter d’égal à égal avec des marchés des pays du nord dont la législation est suffisamment bien avancée sur le plan normatif.

Car ensuite, les analystes considèrent souvent les divulgations liées à la durabilité comme un critère d’évaluation de la qualité et de l’efficacité de gestion d’une entreprise. Dans une étude datant de 2013 réalisée par EY sur le Reporting Extra-Financier, un examen de plus de 7000 rapports de durabilité du monde entier a permis à des chercheurs de constater que les divulgations de durabilité sont utilisées par les analystes comme un précieux outil pour déterminer les valeurs de l’entreprise. Mieux, ces informations sur la durabilité sont de nature à réduire l’imprécision sur la valeur de l’entreprise d’environ 10%.

Le consultant et l’auteur Christopher Meyer a cette formule pour résumer le risque de non leadership des entreprises sur la transparence en matière de durabilité: «les entreprises n’exerçant pas leurs responsabilités risqueront de se trouver dans «la pire des positions» car une fois qu’ils se décideront de l’être, ils seront toujours suspectés de ne pas l’être». C’est ce qu’il appelle l’âge de la transparence.

Le processus de reporting extra-financier permet, en effet, d’acquérir une compréhension globale des risques et des opportunités auxquels l’entreprise est confrontée. De plus, le partage d’informations sur les politiques et les performances sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance aide l’entreprise à créer de la confiance avec ses clients et partenaires, à surveiller et à atténuer les risques et à trouver des moyens d’améliorer l’efficacité, ce qui entraîne un impact positif sur les résultats financiers.

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