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Parties prenantes : Who and What Really Counts ?

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Un fournisseur, un riverain ou même un média seraient-il des parties prenantes pertinentes pour un extracteur ou une grande entreprise au Maroc ? La littérature sur la RSE a apporté des réponses centrales. En voici une méthodologie pour les approcher. Exploration.

Dans un article fondamental paru en 1997 dans la Academy of Management Review,  trois chercheurs (Mitchell, R.K., Agle, B.R., Wood, D.J.) ont déployé une réflexion centrale dans la définition et l’identification d’une partie prenante. Trois critères de pertinence ont été retenus permettant d’analyser l’influence ou la non-influence d’une partie prenante : la légitimité, l’urgence et le pouvoir.

Qu’entendons-nous, d’abord, par pouvoir ? Selon les auteurs, le mot pouvoir renvoie à «la capacité (exprimée ou potentielle) d’un acteur à imposer sa volonté aux autres».

Ensuite, quel sens recouvre le mot légitimité ? Les chercheurs définissent la légitimité comme «l’appréciation, par les autres acteurs, que l’action du premier est désirable, convenable ou appropriée en fonction des systèmes de normes, valeurs, croyances et définitions socialement construits».

Enfin, quel corpus recouvre le terme urgence ? Celui-ci est défini comme «le sentiment, par l’acteur lui-même, que sa propre demande est pressante ou importante».

Une fois ces trois critères auront été mobilisés, huit catégories de parties prenantes ont été observées. Elles sont scindées en trois familles :

Typologie des parties prenantes

Les «definitive stakeholders» 

Ce sont les parties prenanates qui ont les trois attributs : légitimité, urgence et pouvoir. Celles-là doivent absolument figurer dans la concertation. L’importance de la participation de l’acteur en question décroit ensuite en fonction du nombre d’attributs possédés.

Les «expectant stakeholders» 

Il s’agit de la deuxième famille de partie-prenante qui peut être dépositaire de deux attributs. Nous retrouvons ainsi :

  • Les « dépendants » (possédant l’urgence et la légitimité)
  • Les « dangereux » (possédant pouvoir et urgence)
  • Les « dominants » (possédant pouvoir et légitimité) 

La troisième catégorie de partie-prenante dispose quant à elle d’un seul attribut.

  • Les « dormants » (pouvoir)
  • Les « discrétionnaires » (légitimité)
  • Les « demandeurs » (urgence)

Ceux qui n’ont aucun attribut sont qualifiés de « non-stakeholders » et peuvent ne pas être inclus dans la concertation.

Alors, un fournisseur, un riverain ou un média seraient-il des parties-prenantes pertinentes pour un extracteur ou une grande entreprise au Maroc ? La réponse est définitivement positive. En revanche, le construit social (au sens anthropologique du terme) de chaque entreprise et la perception de son utilité/inutilité par son écosystème, et à plus forte raison par les médias, seront déterminants dans la discrimination et la hiérarchisation des ces mêmes parties prenantes par l’entreprise.

Hassan Bouchachia.

 

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