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Reporting Extra-Financier : Doter les économies en cours d’émergence d’un outil de gouvernance des risques

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Si nous devons traduire littéralement la nouvelle ordonnance parue le 19 Juillet en France au niveau de l’économie marocaine, cela donnerait une obligation de reporting extra-financier à toutes les entreprises réalisant plus de 1 milliard DH de Chiffre d’Affaires et disposant de plus de 500 salariés.

Le critère Chiffre d’Affaires, à lui tout seul, ressortirait quelques 124 entreprises(*) éligibles à ce Reporting.

Oublions les querelles traditionnelles entre l’administration et le secteur privé, mettons de côté, aussi, la bataille idéologique de plus d’Etat pour les uns et de moins d’Etat pour les autres. Prenons simplement une évolution normative qui, sans qu’elle soit dissuasive en terme de sanctions, sera persuasive en terme de création de valeur.

Si une telle loi venait à être retenue au Maroc, cela impactera positivement et progressivement, toute la chaine de valeur de ces 124 entreprises, dont le Chiffre d’Affaires cumulé se situe autour de 463 milliards DH.

Ces entreprises devront ainsi produire des informations relatives au changement climatique de l’activité de la société et de l’usage des biens et services qu’elle produit, à ses engagements sociétaux en faveur du développement durable, de l’économie circulaire et de la lutte contre le gaspillage alimentaire, aux accords collectifs conclus dans l’entreprise et à leurs impacts sur la performance économique de l’entreprise ainsi que sur les conditions de travail des salariés et aux actions visant à lutter contre les discriminations et promouvoir les diversités.

Sur une trajectoire de 10 ans, par exemple, ces entreprises découvriront dès le premier Reporting qu’il va falloir désormais inscrire dans leurs agenda certaines réalisations : un bilan carbone, un audit énergétique, un bilan social, une évaluation de la politique achat, un examen minutieux de la politique de diversité…

Voilà donc un moyen de gouverner les risques stratégiques et opérationnels de l’entreprise par le simple moyen de l’exposer publiquement, avec vision, modalité et indicateurs.

Dans une mondialisation qui n’est pas très tendre avec les économies en cours d’émergence, voilà un moyen à la fois souple, crédible et progressif d’y faire face.


(*): Chiffres de l’année 2014.

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