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Vigéo décerne des labels  «association responsable» à quatre ONG marocaines

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Une première au Maroc. Quatre associations marocaines ont obtenu le Label Vigeo de Responsabilité sociale. La Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, présidée par Son Altesse Royale Lalla Hasnaa,  l’Association de Lutte contre le Sida (ALCS) présidée par Mme Hakima Himmich,  l’Heure Joyeuse (Instruction et soins des enfants) présidée par Mme Leila Benhima Cherif et la Fondation Sanady (soutien scolaire) présidée par Mr Kacem Bennani-Smires ont été évalués selon une méthodologie Vigéo et ont obtenu le label « Association Responsable »®.

Pour Fouad Benseddik, Directeur des Méthodes de Vigeo, et Directeur Général de sa succursale au Maroc,  «les entreprises, pour exercer leurs responsabilités à l’égard de la société au sens large, ont besoin d’associations qui soient aussi socialement responsables pour nouer des partenariats durables. Ces quatre associations, différentes par leurs âges, leurs tailles, et leurs missions, ont en commun la maturité de leur gouvernance et la prise en compte du long terme dans la définition et la conduite de leurs missions. Vigeo est fier de les avoir accompagnées. Elles vont faire école».

La pertinence de la démarche de Vigéo est incontestable. Et pour cause, ces associations sont les premières au Maroc à avoir volontairement choisi de soumettre leur organisation interne, leur gouvernance et leurs activités à une évaluation externe au regard d’un référentiel de responsabilité sociale multicritères, fondé sur les textes légaux applicables, sur les meilleurs standards de gouvernance associative et sur les normes publiques internationales relatives aux droits de l’homme et à la protection de l’environnement.

Le Label attribué par Vigeo signifie que les constats et les conclusions de l’audit, appuyés sur un peu plus de 150 indicateurs, ont fourni une assurance raisonnable sur l’engagement et la capacité de chacune de ces associations à respecter les principes définissant leur responsabilité sociale. L’assurance porte également sur l’existence et la fiabilité de la reddition des comptes et de l’information au sujet de leurs programmes, de leur gouvernance, des résultats de leurs activités, et du degré de satisfaction de leurs bénéficiaires.

Le référentiel et la méthode d’audit conduisant au Label « Association Responsable »® ont été développés par Vigeo pour fournir aux associations des outils d’aide à la bonne formalisation de leurs missions, à l’amélioration continue de leur gestion et la maîtrise de leurs risques opérationnels et de réputation, et au renforcement de la qualité de leur dialogue avec leurs membres, leurs bailleurs et leur environnement sociétal. Ce Label est conçu comme un levier de progrès permettant aux associations d’affirmer leur propre responsabilité sociale et d’en renforcer la reconnaissance.

Comment s’effectue cette évaluation pour des ONG? Sur pièce et sur place incluant des entretiens avec les dirigeants, avec les salariés, les adhérents et les parties externes.  Vigeo questionne la capacité de l’association à démontrer son utilité sociale, à se doter d’une gouvernance équilibrée et transparente, et à rendre compte de la bonne prise en compte des droits et des intérêts des différentes parties prenantes en matière sociale et environnementale.

Vigeo questionne en particulier la capacité des associations à définir avec précision leur raison d’être et leurs buts, à se doter d’indicateurs précis pour mesurer et rendre compte de l’efficacité de leurs actions et de leur gestion, et de l’impact de leurs programmes. L’évaluation porte en outre sur la transparence de la gestion financière et la transparence sur les sources de financement, sur la qualité du contrôle interne, et la capacité des associations à définir de façon autonome leurs orientations et leurs programmes.

Au cœur de leurs enjeux de gouvernance, les associations sont également questionnées sur leur démocratie interne, et notamment sur la séparation entre les attributions des élus et celles des membres et des gestionnaires, sur le respect des compétences, la fréquence des réunions et l’effectivité des résolutions de leurs conseils d’administration.

Chaque association est aussi évaluée sur son comportement en tant qu’employeur, notamment en termes de respect du droit du travail, de non-discrimination et de respect des libertés individuelles et des droits humains fondamentaux, sur la preuve de ses engagements à prévenir la corruption, et à agir concrètement, dans sa sphère d’activité et d’influence, en faveur de la protection de l’environnement.

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